Poulet Frites

23 octobre 2008

Café...? Avec un croissant !

Mon gros problème du moment ? Le café. Je suis une adepte du café entre copines, à une terrasse, on rit, on refait le monde, on échange les potins, on râle, on travaille. J'adore. Problème ? un café,  c'est tellement meilleur avec un croissant ! Ceux au beurre là, qui dégoulinent presque, mous, terriblement caloriques... Mais ô combien délicieux !!! Mon second problème, c'est que je ne sais pas résister. il y a des cafetiers qui poussent le vice : ils déposent les croissants dans des corbeilles le matin, pour faire envie au client et les pousser à la consommation, j'imagine. Bonne nouvelle : ça marche !
Ma stratégie ? Je ne mange pas avant. Comme ça, pas trop de choses dans l'estomac. Je devrais peut-être trouver des copines qui ne craquent pas sur les croissants. Ce serait moins tentateur...
Un croissant, c'est bon. Mais petit. Un croissant en appelle un autre dans mes neurones, il y a une connexion étrange qui se fait.
Alors je vais à la boulangerie acheter mon croissant. Sans envie parce que je me sens trop coupable. Et ça ne rate jamais : j'en repars avec mon croissant, plus un pain au chocolat, plus une tarte au citron........

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25 septembre 2008

Je suis une marguerite

Je suis toute contente. Toute frétillante. Toute vrombissante.

Je vois les nkandinskyuages s'entrouvrir, se déchirer, s'embrasser, pour former des dessins rien que pour moi qui me donnent envie de chanter. J'ai l'impression d'être un marguerite effeuillée par une jeune fille rougissante, et de tout faire pour qu'elle tombe sur "à la folie" quand je serai toute nue. Jolie image : je suis toute nue et on aime à la folie. Ca ça me plait. Vous croyez que ça mange, une marguerite ? Est ce que quelqu'un m'entend ? Personne ne répond à mes appels de bonheur. Personne ne capte mes ondes de joie ? Je me sens bien dans mon corps comme si je m'étais glissé dans un bain moussant à la vanille.

Pourquoi ?

Parce qu'aujourd'hui, mon amoureux m'a dit que j'étais belle...

Note : les messages précédents ont été écrits au fil du mois qui vient de s'écouler, mais ont tous été posté le même soir...

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Projets et projections

Je me sens soulagée.

Soulagée parce que maintenant j'ai laissé un peu de mes soucis sur Internet. Ca a un côté magique Internet quand même ; je ne connais pas ceux à qui je me livre. J'espère qu'ils apprendront à me connaître. Parce qu'au delà de mes compulsions, je suis quelqu'un de normal, de chouette j'espère ? J'ai peur qu'on ne voit en moi qu'un gros morceau de bouffe. J'essaie de convaincre...

Tiens, aujourd'hui j'ai proposé à l'homme qui partage ma vie de l'aider dans ses actions commerciales pour son entreprise. Bien. Juste après j'ai réalisé qu'il me faudrait un tailleur. Bof, ça se trouve. En 46. Moins drôle tout de suite. Et puis la pensée qui a traversé ma tête ensuite m'a fait bizarre : c'était que seule à faire du porte à porte, j'aurais tout le loisir de manger sans que personne ne me voie. Etrange.

En fait je raconte ça surtout parce qu'il est tard et que ça m'évite de chercher ce que je pourrai bien engloutir. J'avoue. C'est nul.

Un jour, j'écrirai un livre. Un livre qui parlera de compulsion, de dépendance, et de bonheur de vivre aussi. Ca m'amusera, comme aujourd'hui en écrivant sur Internet, de penser que mes expériences sont chez des inconnus, sur leur canapé, sur leur table de chevet, dans leurs toilettes... Et quand j'aurai écrit tout ça, je fêterai ça avec un apéritif dinatoire géant !!! ;-)

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Le vélo d'appartement

Bon. J’ai décidé de prendre des mesures. Non, je n’ai pas décidé d’arrêter de manger compulsivement tout ce qui me tombe sous la main. J’aimerais. Mais je n’y arrive pas.

Non non, j’ai décidé de limiter les dégats. Donc, j’ai acheté un vélo d’appartement. Pas cher. Sur internet. Et je me suis dit : “en regardant mes émissions débiles à la télé, je pédale. Facile.” Sauf que non. Pas facile. Je suis terriblement lourde sur ce vélo. Et je n’ai pas fait de sport depuis… ouh là ! Je ne sais plus. Le bac ???

Quoi qu’il en soit, j’ai décidé de pédaler. Donc, je me suis mis une émission sur l’obésité à la télé (ça motive) et… j’ai pédalé. Cinq minutes. J’ai mal aux jambes. Sept minutes. J’ai mal aux fesses. Dix minutes. J’ai mal aux bras. Treize minutes. J’en ai marre. Quatorze minutes. Quand est ce que je peux décemment arrêter sans être une nouille ? Seize minutes. Là, je n’en peux vraiment plus. Dix-sept minutes. Stop !

Je suis fière. Bon, d’accord, il paraît que le corps ne va chercher dans ses réserves de graisse qu’au bout de vingt minutes. Mais bon, c’est déjà ça, petit à petit l’oiseau fait son nid comme nous l’apprend le proverbe !

Ca m’a bien fatigué ce tour à vélo. Tiens, je n’avais pas acheté des blinis ? Et il reste du beurre pour mettre dessus ? Il faut bien reprendre des forces…

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Parce que la vie, c'est comme une assiette de semoule...

J’ai un souci en ce moment : je ne dors pas la nuit. Le jour, pas de souci. Mais la nuit, je veille.

Au début, ça a commencé bêtement : du travail à finir, une émission de télé à regarder… Et puis petit à petit, une pensée s’est immiscée, tout doucement, comme un chuchotement de ver de terre : la nuit, personne ne me voit. Personne ne me fera de reproche si… Non non, n’y pense même pas vilain cerveau, oublie ça tout de suite. Oui mais… Oublie ça je te dis. Maintenant. Et voilà, pas le temps de dire ouf, l’eau est déjà à chauffer pour les pâtes. Et maintenant qu’elle est à chauffer… Ce serait trop bête. Allez, on benne les pâtes dans la casserole. Bah, encore un peu, comme ça je suis sûre de ne pas manquer. Et puis si je n’ai plus faim, promis, j’arrête. Tu parles. Et voilà, une énorme assiette de pâtes fumantes. Mmmm…  Et puis tiens, c’est meilleur avec du jambon. Du beurre aussi. Et je mange, goulument. Tout en pensant que ces pâtes que j’aime pourtant tellement, et ben ce soir, elles me dégoutent. Comme hier. Et comme avant-hier.

Après quelques temps de ce régime, je remarque quelque chose ; mes seins semblent plus gros. Ca doit être révélateur de tout le reste. Mais ce n’est pas près de s’arranger : ce soir, il n’y avait plus de pâtes, j’ai enfilé une monstrueuse assiette de semoule…

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Mon bien aimé 44-46

Je fais 1m72 pour un peu plus de 80 kilos. Et ma souffrance, c’est d’abord dans les magasins que je la vois. C’est là qu’arrivent à ma conscience mes débordements.

“44-46 ? Ah non madame, on ne fait plus ces tailles là, nous…”. Et vlan. J’ai les seins lourds, des vergetures et la peau flasque. Oui, quand je secoue le bras, ça bloblotte… Et à chaque fois, c’est le malaise qui revient. Le mot régime ? Connais pas. Oh, j’ai essayé, mais qui dit régime dit restriction, mais le seul mot m’angoisse et me fait me ruer dans les placards. Alors, j’abandonne, et reste avec ce sentiment de culpabilité monstrueux qui me rend malade, qui fait tourner à l’intérieur de mon ventre tout ce que je viens d’ingurgiter. Beurk.

Et pourtant, j’aime les femmes rondes. Je les trouve jolies, féminines, douces. Mais j’en viens à me demander si je ne les aime pas parce que ça me rassure sur l’image que je renvoie. J’ai peur.

Et finalement, je crois que j’exècre mon 44-46.

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poulet frites ?

J’ai 22 ans. Et je suis ce que l’on appelle une gourmande. Une grosse gourmande. Voire une “goinfre”. Ca, c’est du moins ce que disent les autres.

Les autres. Ceux qui mangent un petit déjeuner le matin, un déjeuner à midi, un thé au goûter et un dîner le soir. Ceux pour qui le réfrigérateur est un élément d’électroménager comme un autre. Ceux à qui le sentiment de satiété suffit. Les bienheureux.

J’ai toujours été rondelette. Voire ronde. Voire bien ronde. J’ai subi les moqueries d’usage, les regards courroucés des vendeuses. Les regards sur la plage. Mais personne ne s’est douté que mes rondeurs sont la partie visible d’un combat qui fait rage à l’intérieur de mon corps, qui bouillonne dans ma tête jusqu’à l’explosion.

Je suis malade. Je crois. Du genre de maladie qui ne se voit pas, qui ne se devine pas. Je ne suis pas qu’une bonne vivante. Je suis dépendante. Dépendante à la nourriture, et oui, ça existe et c’est terrible. Je me sens seule face à ça. Comment expliquer que non, un repas copieux ne suffit pas forcément, que quand je suis stressée j’ai besoin de vider mes placards ? Comment expliquer que j’angoisse dès que les placards ne sont pas pleins, et que je souffre quand ils le sont parce que je ne pourrai pas satisfaire mes pulsions ? Comment faire comprendre que non, je n’aime pas le chou fleur, mais que j’en reprendrai trois fois si le plat reste sous mon nez ?

J’ai besoin de partager cela…

Posté par Poulet Frites à 03:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]